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Août 2017

Sainte Rosalie de Palerme

Dans le XVIIe arrondissement de Paris, non loin de la porte Maillot, on peut visiter la curieuse église Notre- Dame-de-Compassion, de style néo-byzantin. À l’intérieur, on découvre, sur l’un des vitraux, une petite sainte pieds nus, pauvrement vêtue.
C’est sainte Rosalie.
Elle naît en Sicile, à Palerme, en 1130. Son père sert le roi Roger de Sicile. Sa mère descend de Charlemagne. Rosalie, d’une beauté éclatante, reçoit une éducation soignée en rapport avec son rang. À quatorze ans, elle est déjà recherchée par de grands seigneurs mais la Vierge Marie lui apparaît et lui explique que, pour conserver sa pureté, elle doit fuir le monde.
La jeune fille n’hésite pas et s’enfuit du palais de ses parents, n’emportant que son crucifix et quelques objets. Deux anges lui servent de guide et lui désignent une caverne sur la montagne de Quisquina. La caverne est située au milieu d’un bois qui en couvre le sommet ce qui la rend invisible.
Cependant, la famille de Rosalie la fait rechercher dans toute la Sicile. La jeune fille risque fort d’être découverte. Elle saisit son crucifix d’une main, son bâton de pèlerin de l’autre et se dirige vers le mont Pellegrino. Les anges lui désignent une grotte dans la partie la plus élevée. L’ouverture est à peine
suffisante pour passer, il y fait sombre, la voûte est très basse, le sol est détrempé. De la boue partout, à peine un petit coin au sec pour s’asseoir !
Rosalie va vivre là, priant sans cesse, se nourrissant d’herbes et de glands, buvant l’eau qui suinte de la roche. Après dix-huit années de vie en solitaire, elle rejoint Celui qu’elle aime, le 4 septembre 1160.
L’eau, en tombant goutte à goutte sur son corps et y déposant du carbonate de chaux, l’enrobe d’un linceul ressemblant à de l’albâtre. Si bien qu’on ne
retrouve pas son corps. Chacun croit que ce bloc de pierre est la table sur laquelle elle mangeait !
Cependant, son culte se répand très vite. En 1624, la peste se déclare à Palerme. Rosalie apparaît à un chasseur et lui révèle où se trouvent ses restes.
Il faut, dit-elle, transporter en procession son corps à Palerme. Le chasseur obéit. On brise la pierre d’albâtre. On descend les précieux restes à Palerme et on les expose à la vénération du public. La peste cesse aussitôt ses ravages.
Depuis ce temps, Rosalie est vénérée comme la sainte patronne de Palerme. Un sanctuaire a été érigé sur les lieux où ses restes ont été retrouvés.
À Palerme, une grande fête qui dure trois jours se déroule tous les ans au mois de juillet. On l’appelle Festino. La statue de sainte Rosalie est portée sur un char, au long des rues. Puis la châsse de la sainte – qu’on garde habituellement dans la cathédrale – est sortie en procession, entourée des bannières de nombreuses sociétés pieuses.
Sainte Rosalie de Palerme est fêtée le 4 septembre et, ce jour-là, les fidèles montent pieds nus depuis la ville jusqu’au mont Pellegrino. Rosalie est aussi la patronne de El Hatillo au Venezuela.
Source : Mauricette Vial-Andru pour le Magazine Zélie n°22

Saint Raymond Nonnat

Né en 1204 à Portell (aujourd'hui Sant Ramon) en Catalogne, il fut surnommé nonnat (du latin non natus, c'est-à-dire non-né), parce qu'il naquit, de justesse, après le décès de sa mère. Son père, allié aux maisons de Foix et de Cardone, refusant l'idée d'avoir perdu à la fois son épouse et son enfant, demanda à un membre de la famille d'ouvrir de son poignard le ventre de sa femme morte, ce qui permit ainsi la naissance de l'enfant, en quelque sorte par césarienne1.
Ordonné prêtre en 1222, à l'âge de 18 ans, le jeune Raymond entra dans l'Ordre de la Merci, dits Ordre des Mercédaires, qui venait en aide aux chrétiens prisonniers des musulmans en Afrique du Nord et réduits en esclavage. La règle de l'Ordre voulait que les moines mercédaires prennent librement et volontairement la place des esclaves chrétiens et tiennent lieu d'otages, tant que l'argent de la rançon ne pouvait pas être rassemblé.
C'est ainsi que S. Raymond se livra lui-même aux musulmans pour obtenir la libération de plusieurs captifs esclaves. Il fut traité durement, sans ménagements. Malgré tout, il en profita pour encourager et évangéliser ses compagnons d'infortune, et pour baptiser quelques musulmans qui s'étaient convertis. Devant ces actes, ses geôliers le fouettèrent au sang, lui percèrent les lèvres au fer rouge et y mirent un cadenas qui n'était ôté de ses lèvres que quand on voulait bien lui donner à manger.
Saint Pierre Nolasque, fondateur de l'Ordre Mercédaire réussit enfin à réunir la rançon exigée, et Raymond put alors rentrer en Espagne. C'est alors que le pape Grégoire IX l'appela pour qu'il aille rencontrer Saint Louis et qu'il l'encourage à partir en croisade.
Pour ses mérites personnels et son service de l'Église, le Pape le créa cardinal. Mais Raymond, épuisé de tant de peines et d'épreuves, mourut en 1240, à 36 ans, près de Barcelone, avant d'avoir pu arriver à Rome pour recevoir le chapeau cardinalice.
Source : Wikipédia

Religieux de l'Ordre de Notre-Dame de la Merci, un des premiers compagnons de Saint Pierre Nolasque, il se livra lui-même en otage pour obtenir la libération d'un prisonnier à Tunis.
Il se consacra à l'évangélisation de ses compagnons d'infortune. Pour cette raison ses geôliers lui mirent aux lèvres un cadenas qu'on n'ouvrait que pour les repas.
Il fut libéré grâce à une rançon, et revint à Rome comme procureur de son Ordre.
Il rencontra saint Louis, envoyé par le Pape pour décider le roi de France à partir en croisade.
Quelques mois avant sa mort, il fut nommé cardinal et mourut à Barcelone.
Son nom n'est pas celui de sa famille car sa mère est morte à sa naissance et il a dû être mis au monde par césarienne (nonnatus='non né').
(Source : nominis )

Saint Aristide

Philosophe païen à Athènes, il se convertit au Christ, selon la chronique d' Eusèbe de Césarée, et il adressa à l'Empereur Hadrien une apologie où il souligne la nouveauté de la religion du Christ, message d'espérance et d'amour. Il règne dans cet écrit un ton de sincérité joyeuse qui prouve combien l'auteur était heureux d'avoir trouvé la foi. Cette apologie a été retrouvée traduite en syriaque, en arménien et en grec.
Il est fêté le 13 septembre dans l’Église orthodoxe orientale.
Source : Nominis